Chapitre 1 en construction
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~Chapitre I : Fuir la guerre~

Suite au conflit opposant les clans de l’ouest et du sud, des centaines de paysans fuyant les ravages des batailles alentours prirent la fuite vers les terres inconnues de l’Est.

 

Traversant déserts, mangroves et montagnes certains de ces nomades trépassèrent sur le voyage. Tandis que pour le peu de vagabonds étant encore en vie, le chemin s’annonçait de plus en plus nébuleux. A leur coté, Al’dak et son frère Claric, deux modestes paysans se chargeant de les éloigner au plus du danger, armés d’équipements récupérés sur les victimes de la grande bataille, ils sont décidés à vouloir reprendre une vie normale.

Arrivé devant une cavité, Al’dak équipé d’une torche, guida le groupe d’errant à l’intérieur afin de trouver un refuge, se faufila dans les différentes failles qu’il pouvait disséminer à travers les ruissellements d’eau suintantes, bien que trempés, ils découvrirent un piédestal où se trouvait un coffret recouvert de boue.             

S’en approchant seul, une araignée géante bondit devant lui, apeuré et désemparé, il resta de marbre, son frère chétif, Claric pris sa torche et fonça sur la bête, une bataille s’engagea, il brûla d’abord les yeux de cette maudite bestiole ! A moitié aveugle l’arachnide enfonça ses deux mandibules dans le ventre de Claric. Pris de rage son frère abattu par cette vision d’horreur s’empressa d’écraser le corps de la créature sous sa pesante masse métallique, la chair vola dans toutes les directions, un long silences régna en maître dans la cavité, c’est alors après un moment de répit, que Al’dak entanda son frère gémir au martyr, le poison contaminant le reste de son corps, le rongeant peu à peu, son frère conscient de la terrible douleur l’affligeant fut obligé de l’achever.  

Sous le choc Al’dak ouvra avec tristesse le coffret, il y découvrit un parchemin scellé enduit de cire ainsi que plusieurs bijoux, c’est en prenant le trésor que Al’dak jeta un dernier regard au corps gisant de son frère.  

 

Le groupe de nomade continua de marcher, bien que exténués, ils s’arrêtèrent à un flanc de montagne afin d’établir un campement. La nuit était là, elle grouillait autour des tentes et des bivouacs, des crissements s’entendaient des arbres avoisinants, un épais brouillard s’était formé, certains des vagabonds n’arrivaient pas à dormir, ils disaient voir des ombres, des silhouettes. Inquiet, un groupe de guets se constitua afin de défendre le camp. Al’dak, un peu reposé se posa près du feu, prit le parchemin enduit de cire et commença à le faire fondre, délicatement il fut couler la cire sans se brûler. Le parchemin à première vu très ancien, était encore très lisible malgré son teint jaunâtre, on pouvait distinguer une carte avec le continent où ils étaient et de l’autre côté de la mer des Berules, un deuxième continent dès lors inconnu du groupe.

 

A l’aube d’une nouvelle journée, le groupe reprit la marche vers une maison isolée dans la forêt que le groupe avait découvert dans la nuitée. Linni une jeune paysanne pénétra en première, accompagné de Al’dak. La demeure était vide et délabré, les murs étaient sales, très peu de lumière entrait par les fentes des murs en bois, on ne pouvait pas voir à quelques mètres, Linni entendit des grincements dans l’alcôve à coté. Alors, d’un pas déterminé, Al’dak enfonça la porte avec sa massue. Ils trouvèrent un vieil homme qui semblait marmonner des paroles n’ayant ni queue ni tête.

Al’dak secouant le vieux dégarnit pour lui faire reprendre ses esprits s’aperçut qu’un dessin était fixé sur le mur représentant les deux continents du parchemin. Le vieux remit de ses émotions, observa le parchemin que tenait Al’dak à sa ceinture, il lui raconta qu’il se trouve au delà des plus  funestes mer, un continent n’ayant jamais été foulé par l’homme regorgeant de richesses indomptées. C’est sur ces informations que Al’dak et Linni prirent la décision d’emmener le groupe a travers les vagues tumultueuses jusqu’au continent qui leurs promet un avenir radieux.

 

Sur le trajet emprunté par le groupe, ils virent un hameaux ou se trouvait un port. Discutant avec plusieurs marins il cherchèrent à convaincre un des capitaines à les aider à traverser la mer des Berules, pour rejoindre le nouveau monde. Un des capitaines accepta avec une contre-parti, il avait remarqué la boite que transportait Al’dak et en fit profit afin de marchander. Méfiant, Al’dak préféra la discrétion, il demanda donc au capitaine de le suivre afin de procéder à l’échange. C’est après quelques verres que les nomades prirent le vent en poupe pour faire voyage vers le nouveau continent…

 

“Montez sur le bateau immédiatement ! Je ne souhaite pas perdre plus de temps…” s’exclama le capitaine Kunpat. Et c’est ainsi que le groupe parti de sa terre natale.

Durant des jours de trajet, n’apperçevant aucune terre, aucun rocher ni même aucun oiseau, le dernier espoir du groupe était donc de faire demi tour mais, Al’Dak était convaincu qu’une terre existait et que ce parchemin devait y être emmener. L’équipage commençait à perdre patience en commençant par maudire ce vieil homme qui leur a conseiller de partir sur ce continent.

 Les jours continuaient de passer et l’équipage commençait à diminuer tout comme les vivres à bord mais Kunpat n’était pas le genre de capitaine à abandonner, ce vieil homme était bien connu pour sa ténacité en mer. Il se mit à rassembler tous les hommes pour les motiver. Il faut dire que Kunpat avait entendu parler des richesses des terres qu’il cherchait.

C’est tout heureux que Al’dak aperçu la terre ferme. Un immense paysage luxuriant, rempli de terres cultivables et de rivières d’eau douce. Une nouvelle vie et un nouvel espoir s’ouvrait alors pour Al’dak et le reste du groupe. Ne se préoccupant nullement du danger, ils partirent explorer les alentours de l’endroit qu’ils avaient nommé: “Ikalia”.

Les images utilisées servent à représenter le Roleplay, récupérées sur Hytale.com/media

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